Koko Ni est l’atelier-boutique d’Émilie Dionisi, installé au 56 rue Saint-Hilaire à Rouen. L’adresse réunit un espace de création et un lieu où découvrir des objets façonnés en céramique. Théière, assiette ou vase : les pièces prennent place dans la boutique sans perdre le lien avec le travail de la terre, du tournage jusqu’à la cuisson. Les portes sont ouvertes le mercredi et le samedi, de 14 h à 18 h.
Une poterie attachée au territoire rouennais
La démarche de Koko Ni accorde une place importante à l’origine des matières. Émilie Dionisi travaille notamment une terre récupérée dans un champ de la région. Avant de devenir une pièce, cette matière appartient à un paysage local ; elle porte donc une histoire qui se prolonge dans l’objet fini. La terre réagit à la préparation, au séchage et à la cuisson, et contribue à la personnalité de chaque forme.
L’atelier élabore aussi un émail maison à partir de cendres provenant du parquet de l’église Sainte-Croix-des-Pelletiers. Ce choix crée un lien concret entre la finition des pièces et un élément reconnaissable du patrimoine rouennais. Les cendres entrent dans une préparation qui accompagne le travail de la terre et donne aux surfaces leur caractère. Cette recherche ne cherche pas à uniformiser les objets : elle laisse au contraire la matière, le geste et le feu participer au résultat.
Du tour à la cuisson
Les créations de Koko Ni prennent forme au fil d’un travail de poterie qui demande précision et patience. Au tour, il faut stabiliser la motte, trouver le bon rythme et accompagner la montée de la forme. Une théière, une assiette et un vase ne présentent pas les mêmes contraintes : le volume, l’équilibre, l’épaisseur et l’usage orientent différemment le geste. Les écarts entre les pièces font partie de la fabrication artisanale.
Une fois la forme obtenue, le travail se poursuit pendant le séchage, les finitions et le passage au four. La cuisson, réalisée à plus de 1 000 °C, transforme durablement la terre et fixe l’émail. La chaleur révèle les réactions de la matière et des couleurs ; elle peut donc faire évoluer l’objet par rapport à ce que l’on imaginait au départ. Chaque pièce garde la trace de plusieurs étapes : le façonnage, le temps de repos, la préparation de la surface et la cuisson.
Des objets pour la table et la maison
La boutique présente des objets qui peuvent accompagner les usages quotidiens aussi bien que des pièces destinées à être regardées. Une assiette se découvre par son format et son bord, une théière par l’équilibre entre son corps, son couvercle et son bec, tandis qu’un vase joue avec le volume et la lumière. La matière reste perceptible dans la forme et dans la surface, avec les nuances propres à la terre et à l’émail.
Visiter Koko Ni permet de découvrir les créations directement dans l’atelier-boutique. Pour les personnes qui aiment comprendre comment naît un objet, l’adresse offre aussi un aperçu d’une céramique où les choix de matières occupent une place centrale. La terre provenant de la région et l’émail préparé avec des cendres rouennaises composent une histoire matérielle que l’on retrouve dans la présence des pièces.
Venir à l’atelier-boutique Koko Ni
Koko Ni se trouve au 56 rue Saint-Hilaire, à Rouen. L’arrêt Saint-Hilaire est desservi par les lignes de bus 505 et 522. Les lignes T2, T3 et T4 permettent également de rejoindre le secteur ; la ligne T1 dessert l’arrêt CHU Charles Nicolle. Pour un trajet à vélo, les stations Lovélo 91 – Saint-Hilaire, 55 – Germont et 6 – Eau de Robec se trouvent dans le secteur.
Les horaires d’ouverture sont le mercredi et le samedi, de 14 h à 18 h. Le compte Instagram @koko_ni_poterie permet de suivre l’actualité de l’atelier et les éventuelles évolutions avant une visite. Aucun cours ni stage n’est proposé dans les informations disponibles ; Koko Ni se présente comme une boutique-atelier consacrée aux créations d’Émilie Dionisi.
Une adresse céramique à découvrir à Rouen
Avec ses pièces tournées, ses matières locales et son émail travaillé à partir de cendres rouennaises, Koko Ni propose une approche personnelle de la poterie. L’adresse intéressera les visiteurs à la recherche d’objets fabriqués localement, les amateurs de vaisselle artisanale et les personnes attentives à l’origine des matériaux. En venant pendant les créneaux d’ouverture, on découvre un lieu où la terre, le feu et le paysage régional restent au cœur de la création.